
Je m’appelle Aranwë,
et je viens sans bruit,
comme un flocon hésitant
sur le rebord de votre nuit.
Je ne frappe pas fort,
juste un frémissement,
un souffle contre le bois,
un murmure patient.
Je ne veux rien troubler,
ni vos gestes, ni vos pensées.
Je cherche seulement
un petit coin chez vous,
un recoin de lumière
où mes mots puissent respirer.
Alors je me glisse,
tout léger, tout nuancé,
avec mes lettres timides
et mes silences apprivoisés.
Je m’appelle Aranwë,
et si vous m’accueillez,
je deviendrai ce petit mot
qui veille,
qui réchauffe,
qui vous parle doucement
quand le monde devient trop lourd.
Juste un petit mot,
posé là,
pour vous.
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