Quand je pratique le tai chi chuan, je sens que je reviens à la source.
Pas seulement à la mienne, mais à celle qui traverse toute chose.
Dans la lenteur du mouvement, je m’ouvre à un silence ancien,
un silence qui ne juge pas, qui ne presse pas,
qui simplement est.
Chaque geste devient une prière sans mots.
Chaque respiration, un pont entre le visible et l’invisible.
Je sens le yin et le yang se répendre en moi
comme deux souffles jumeaux,
deux forces qui ne s’opposent plus,
mais qui se reconnaissent enfin.
Alors, quelque chose s’apaise.
Je ne cherche plus à comprendre : je me laisse traverser.
Je ne cherche plus à contrôler : je me laisse guider.
Je deviens un fil tendu entre la terre et le ciel,
un lieu de passage,
un espace où la vie circule librement.
Dans cet instant suspendu,
mon corps devient temple,
mon esprit devient clairière,
et je sens la présence du monde
comme une lumière douce posée sur mes épaules.
Le tai chi chuan, pour moi,
c’est ce retour à l’essentiel,
à ce souffle primordial qui me relie à tout.
C’est un chemin intérieur,
une manière d’être en paix,
une manière d’être vrai,
une manière d’être un.
Commentaires
Rien que par la douceur et la beauté de tes images, je me sens déjà apaisée. Tout cela semble si facile et pourtant quelle maîtrise il faut pour pratiquer cet art !