Je prendrai dans ma main gauche
Une poignée de mer
Et dans ma main droite
Une poignée de terre
Puis je joindrai mes deux mains
Comme pour une prière
Et de cette poignée de boue
Je lancerai dans le ciel
Une planète nouvelle
Vêtue de quatre saisons
Et pourvue de gravité
Pour retenir la maison
Que j’y rêve d’habiter.
Une ville. Un réverbère.
Un lac. Un poisson rouge.
Un arbre et à peine
Un oiseau.
Car une telle planète
Ne tournera que le temps
De donner à l’Univers
La pesanteur d’un instant.
Gilles Vigneault
Commentaires
Bonjour Aranwe
merci pour ton commentaire
mon passage pour te souhaiter un bon week-end
j'aime beaucoup le texte
Bises
j'adore l'images
bonjour tu a un jolie blog