
Sous le ciel pâle où glisse l’aube, une
jeune Japonaise marche au bord des flots, le vent lui murmure des fragments de
son nom, comme si la mer elle‑même voulait la consoler.
Son kimono retient la brise, ses mains
tremblent sur le bois du vieux ponton, là où, un soir, son amant a pris la mer,
promettant de revenir avant la lune suivante.
Mais la barque n’est jamais revenue, et
les vagues ont gardé le secret. Alors chaque matin, elle scrute l’horizon,
cherchant dans l’écume un signe, un souffle, un miracle.
Les pêcheurs disent que l’océan n’oublie
rien, qu’il garde les voix, les rires, les serments. Elle, elle croit qu’un
jour, dans le silence du large, une étoile lui montrera le chemin vers lui.
Et quand le soleil se couche, elle ferme
les yeux et imagine son sourire, comme une lanterne flottant sur l’eau, guidant
son cœur à travers la nuit.
Aranwe 19/08/2026
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